mercredi 9 janvier 2013


Les candidats ont-ils pris des engagements quant au contrôle du prix des loyers ?

 Le problème des loyers en Israël est un vrai challenge. Car déjà, ici, culturellement, on est propriétaire des que possible. 71% des israéliens sont propriétaires, et  encore en novembre les jeunes couples représentent plus de  14% des acquisitions. C’est toujours l’une des priorités après le mariage.

D’autre part, les prix des appartements étant très chers, 500.000 euros pour un 3 pièces dans un bon quartier a Jérusalem ou a TLV, les loyers même également tres chers constituent un faible rendement annuel (3.1% a Jeru, 4,8% a Ashdod, 5%maxi a Tibériade), donc si on essaye de contrôler encore davantage on réduit nettement l’intérêt de l’investissement (rendement moyen de l’ordre de 10% en France).

De plus, si en France on assiste a une politique de protection du locataire, en Israël on est plutôt sur une protection du propriétaire avec des contrats a l’américaine, voire pas de contrat, d’où des dérives faciles.

Et de fait, en Israël comme ailleurs, les candidats n’ont pas du tout envie de se lancer dans des promesses difficiles a tenir. Donc ils ne se positionnent pas clairement. Mais par contre, on peut regarder comment ils se sont positionnes jusqu’ a maintenant, et ca nous donne déjà une première indication. Car  il y a déjà eu des tentatives de mettre a l’ordre du jour un projet de loi sur le contrôle des loyers depuis plusieurs années déjà. Il y a un irréductible copain de Tsipi Livni  (shlomo Mola) qui avait propose un encadrement des loyers avec  augmentation indexee sur l’indice des prix + 5% maximum, mais cela a été retire de la discussion a 39 voix contre29. Parmi les défenseurs du projet, tous des députés des partis de gauche, 22 députés de Kadima (dont Shaul Mofaz et Tsipi Livni, maintenant Tnouah), des députés de Meretz et de AVoda. Fervents contre évidemment les libéralistes, dont Bibi Netanyahu et 13 autres députés du Likoud, 9 Israël Baytenou et même des députés de Shaas, ainsi que d'autres partis religieux tels que Yahadout hatorah et Mafdal.  Et la, on s’aperçoit que lorsqu’on sort des considérations de politique extérieure, les libéralistes israéliens sont comme les liberalistes français, et la gauche israélienne exactement comme la gauche française.  Donc cote loyers, pas non plus de baisse à attendre.

Une solution déjà envisagée par certaines mairies serait de créer une surtaxe d’habitation pour les appartements non loues, ce qui inciterait davantage les étrangers a louer leurs biens. Car en Israël, ce sont beaucoup d’etrangers qui achetent, et c’est tant mieux car cela permet de faire entrer des devises , mais pour autant l’offre locative n’est pas accrue.